« Cela s’est traduit par un affaiblissement général et une sensation de fourmillement aigue, extrêmement douloureuse, dans tout le corps, comme si j’étais couchée sur la planche à clous d’un fakir. » Elle fit une névrite optique, et ne pouvait plus se déplacer, ni utiliser sa main droite, que ce soit pour tenir un couvert ou se laver, pour écrire, tourner une une poignée de porte… Elle fut hospitalisée pendant une dizaine de jours pour un bilan : EMG, ponction lombaire, etc. et le couperet tomba : « Sclérose en plaques ». Mais la neurologue lui dit que dans cette pathologie, l’évolution est spécifique à chaque malade, qu’il ne fallait pas prêter l’oreille à tout ce qui se raconte, ni se focaliser sur l’image d’un patient atteint de SEP, handicapé au point de devenir grabataire…

On lui administra du Solumédrol, c’est-à-dire de la cortisone très fortement dosée, qui nécessite une surveillance en milieu hospitalier. De retour chez elle, elle mit plusieurs semaines à retrouver l’usage de ses membres, non sans garder des séquelles : insensibilité du bout des doigts et des orteils, sensation de fatigue très fréquente,  tendance à traîner le pied droit ou à buter. Mais Catherine est volontaire et refuse de se considérer comme handicapée. Elle veut oublier sa maladie autant que faire se peut et mener la vie de tout un chacun. C’est ainsi qu’elle reprend le travail le plus vite possible, car cela la dope.

Pourtant, l’année suivante, elle fit une nouvelle poussée, puis un an plus tard une troisième. (Elle en connaît hélas les signes précurseurs : une grosse fatigue, des sortes de fourmillements, désormais uniquement localisés dans les extrémités des doigts et des orteils, et très vite suivis d’un affaiblissement et de la perte de certaines fonctions, telles que l’usage de la main ou du pied). Or, à l’époque, les médecins préconisaient l’administration de  l’Interféron, afin de  limiter la fréquence des poussées et leurs conséquences. Mais le traitement n’est pas anodin : il peut entraîner des poussées de fièvre, proches de l’état grippal. Cela fit réfléchir Catherine : « J’avais envie de trouver un moyen thérapeutique efficace, mais qui ne présente pas d’effets secondaires. »

A cette époque, elle croise par hasard une personne, qui voyant qu’elle n’a plus l’usage de sa main, ni de son bras, lui parle du Dr Schwenck. Sans hésiter elle prend rendez-vous, car elle veut éviter de recourir à l’Interféron – si ce n’est pas absolument indispensable  –  dont la prise serait définitive.

Au début, elle se fait emmener toutes les semaines à Strasbourg par une tierce personne, car elle n’est plus capable de conduire. Elle apprend les mouvements de base de la neuroposture, qu’elle pratique régulièrement chez elle, supprime les oreillers et porte des chaussures plates. C’est ainsi qu’elle recouvre petit à petit un meilleur équilibre, de la force dans les membres et surtout l’usage de son bras et de sa main droite, comme le lui avait promis le Dr SCHWENCK. Et elle conclut : « Depuis lors, je n’ai plus fait de poussées semblables aux trois précédentes,  qui avaient nécessité à chaque fois une hospitalisation et un traitement au Solumédrol, mais elle ajoute : « Il faut avouer que la réussite de la méthode nécessite de la DISCIPLINE : une grande VOLONTE de la part du patient et une PRATIQUE ASSIDUE des mouvements.

Par ailleurs, son mari, souffrant de lombalgies et cervicalgies à répétition, a soulagé ses maux en adhérant à la méthode du Dr SCHWENCK, (même s’il ne fait les exercices qu’en cas de douleurs!!!).

Sa maman, adepte des randonnées, souffrait de douleurs insupportables à la plante des pieds. Grâce au port des chaussures plates elle a retrouvé tout son dynamisme. »

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