Par André FOUGEROUSSE, Professeur à l’Université Louis Pasteur de Strasbourg. Ancien Doyen de la Faculté de Chimie. Directeur-adjoint du Laboratoire de Chimie des Polyphénols.

Cette technique représente une mesure objective du terrain, une méthode de détection précoce des troubles de dégénérescence. Dans les années soixante, Louis-Claude VINCENT, ingénieur de l’Ecole Supérieure des Travaux Publics, met au point une technique simple d’évaluation de l’état de santé d’un individu, en mesurant trois paramètres physico-chimiques (au moyen de trois électrodes) sur le sang, la salive et l’urine. En comparant des malades à un groupe témoin, il constate que chaque type de maladie est caractérisé par des valeurs particulières de ces paramètres. En effectuant ce relevé (un laboratoire d’analyses médicales strasbourgeois est équipé pour le faire), on obtient une photographie instantanée de l’état de santé.

Cette technique apparaît ainsi comme une excellente méthode complémentaire de dépistage précoce des maladies, mais elle permet également de suivre l’évolution du terrain d’un malade soumis à un ou des traitements, destinés à l’aider à guérir.

Les trois paramètres retenus par L.C. VINCENT sont :
  • le pH, qui mesure le niveau d’acidité
  • le rH2, qui mesure le niveau d’oxydation
  • la résistivité r (rô), qui rend compte globalement de la quantité de sels minéraux dissous.

Les maladies modernes sont caractérisées par les déviations suivantes : 

  • un sang de plus en plus alcalin (le pH augmente, au-delà de 7,30), de plus en plus oxydé (le rH2 augmente, au-delà de 22), de plus en plus surchargé en minéraux (r diminue), ce qui se traduit, dans le calcul de quantification, par une énergie stockée qui croît de façon spectaculaire ;
  • une salive qui dérive dans le même sens que le sang (pH supérieur à 6,80, rH2 supérieur à 22, apparition d’une surcharge minérale) ;
  • des urines de plus en plus acides (le pH diminue, en dessous de 5,0), de plus en plus réductrices (le rH2 diminue, en dessous de 20), de moins en moins minéralisées (r augmente): elles éliminent les protons et les électrons qui devraient rester dans le sang, et n’éliminent plus assez les minéraux-résidus.

Le paramètre rH2 est particulièrement adapté pour apprécier les dégâts dus au stress oxydant (provoqué par les radicaux libres), dont la médecine reconnaît aujourd’hui qu’il est responsable du développement de l’arthérosclérose, des cancers, des lésions ischémiques, des rhumatismes, de nombreux troubles de dégénérescence (vieillissement, cataracte, maladies de Crohn, d’Alzheimer, de Parkinson), et qu’il accompagne d’autres pathologies, comme le diabète, les insuffisances rénales et pulmonaires, le sida, ainsi que le métabolisme de certains médicaments.